François, le retour !
Comment rentrer de ce week-end bien chargé sans parler de l'événement du mois de ....euh novembre, décembre...(dommage entre les deux)...on va donc dire l'événement du 2 Décembre 2007. Déjà dans les annales, ce jour restera celui du renouveau de l'aigle blessé : François Bayrou.
Barbara s'en retournerait dans sa propre tombe en voyant les paroles de sa chanson prendre un troisième sens. Etude de texte.
"Et venant de nulle part, surgit un aigle noir". Ca pour venir de nulle part, on l'a pas vu venir notre François. Ou plutôt on l'a tellement vu, qu'on ne l'attendait plus. A la sortie de la campagne, devant l'avalanche de coups de couteaux dans le dos, on percevait déjà l'ombre de ce MODEM. Pourtant, il aura fallu près de six mois pour qu'on en voit le bout du nez. C'est lors du Congrès fondateur du Modem qui eut lieu, comme nous le disions, du 30 Novembre au 2 Décembre, que François Bayrou fut également élu à 97% des voix. Comme pour le FN pas trop de surprise, il était le seul candidat !
"C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu". Et oui, le revoilà. L'UDF, c'est fini, enfin presque. Il reste toujours son existence juridique, histoire de ne pas voler la marque. Le revoilà, mais avec quoi. UDF-MODEM, quelle différence ? On observe, en large mesure, une continuité idéologique entre les deux partis, mais quelques lignes de fracture apparaissent. Abandonnant le créneau "ni droite, ni gauche", le MODEM, table désormais sur son caractère "démocrate", sur les notions de "développement humain", le développement durable savamment combiné avec un brin de démocratie participative. Il est donc bien revenu notre François, mais avec une nouveau discours élargi, plus consensuel et plus branché. Pourtant, concernant la base idéologique, on retrouve les mêmes éléments : limitation des intérêts économiques, indépendance de la presse, défense de la proportionnelle, interdiction constitutionnelle de présenter un budget en déficit. Il est donc bien revenu du passé !
"J'avais froid, il ne me restait rien... Seule avec mon chagrin". Pour l'exercice, vous accepterez que je coupe subrepticement la chanson. Il ne me restait rien. Plus de gauche, une droite monopolisée, que faire ? Ni droite, ni gauche, on avait dit que c'était fini, n'est-ce pas ? Bref ! Logique politique, le MODEM, ne pouvant compter sur les municipales, ses statuts ne s'y appliquant pas, doit obligatoirement compter sur son chef, et se faire voir à tout prix. A défaut d'ancrage territorial, le MODEM devra jusqu'en 2008, exister le plus possible au travers des médias. La visibilité, c'est le maître mot.
Au final, Barbara avait raison "surgissant du passé, il m'était revenu". Que dire de plus ! Faire ce qu'on a toujours fait... de la politique. Tout changer, pour que rien ne change...
K.P.
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December 4, 2007, 3:56 pm -
François
Ajouter un commentaireEnorme ! Mais pour ce qui est d'être seul candidat de son parti, j'aurais cité d'autres personnes que Le Pen...
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